Episode 6 – Julie Crenn : Pratiques textiles, l’exposition comme espace politique et statut d’auteur

Julie Crenn est commissaire d’exposition, critique d’art, historienne de l’art et commissaire associée du centre d’art Le Transpalette à Bourges. Son travail m’a beaucoup inspirée et je souhaitais beaucoup la recevoir dans ce podcast. Souvent, le choix des artistes qu’elle présente et ses expositions mises en place répondent à un fossé de connaissances historiques et artistiques. Son constant travail de réflexion sans jamais se complaire dans les lieux communs de l’histoire de l’art me pousse à m’interroger aussi sur ce que je vois. C’est par ailleurs, à travers, la série d’interviews d’artistes Herstory qu’a émergé la volonté d’affirmer davantage ma pensée décentralisée et décoloniale, féministe et inclusive de l’art. Julie Crenn est très vite ressortie du lot de la même manière qu’Elvan Zabunyan, une professeur d’histoire de l’art contemporain qui traite des études post-coloniales de l’art, une professeure que nous avons eu en commun. Pour elle, comme pour moi, Elvan Zabunyan a joué un rôle déterminant dans la déconstruction du discours critique.

Episode 5 – Clélia Berthier : Rencontre de matières par le feu et sortie des Beaux-Arts

La gueule pleine de dents, 2018, grille en fer chauffée à blanc incrustée dans un bloc de mousse polyuréthane rose, 50 x 100 x 100 cm https://open.spotify.com/show/7cStJQ7yDskSeHmRCJ7Rni Clélia Berthier est une artiste française sortie de l’école des Beaux-arts de Nantes en 2019. Son DNSEP a été précédé par une licence en graphisme, puis une licence [...]

Episode 4 – Sasha Kills : Identité queer, de l’illustration de chimère au drag écorché et alternatives aux shows pendant le confinement

Marc Socié, aka Sasha Kills est diplômé.e de l’école national des arts décoratif de Paris en 2013 et de la School of the Art Institute de Chicago 2011, iel a eu l’opportunité de partir en résidence à LA et à la Cité international des arts de Paris. Son parcours initial d’arts visuels (dessin, gravure, illustration et livre), lui a permis de comprendre comment le milieu fonctionne et de s’en détacher pour se construire personnellement.

Episode 1 – Darta Sidere : Espace du toucher et droit à l’exposition

Diplômée en 2019 de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, Darta Sidere travaille avec des pierres calcaires, des stéatites, du bronze, de l'acier. Elle développe ce qu'elle appelle "l'espace du toucher" en sculptant ces matériaux ou en les laissant interragir par des effets chimiques. C'est d'abord grâce à sa formation à Milan auprès de l'artiste Gianni Caravaggio (entre 2013-2014), qu'elle commence à traiter la pierre et à l'appréhender autrement qu'en une sculpture traditionnelle. Elle cherche à poursuivre ses expérimentations à Rennes par le biais d'un stage avec un tailleur de pierre et à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris au sein d'un atelier de taille pour "s'habituer au matériau et voir quelles autres possibilités je peux apporter pour la création de sculptures en pierre" nous dit-elle.

L’invisibilité des historiennes de l’art et critiques d’art

Parfois il ne suffit pas de grand chose pour mettre en exergue des manques intellectuels profonds. Aujourd’hui j’ai ouvert Art en théorie, 1900-1990, LE répertoire de textes critiques qui ont marqué l’histoire de l’art au XXe siècle.Malheureusement peu de trace d'auteures. Montrer les œuvres des artistes femmes, c’est un fait, il est crucial de le faire. Mais nous ne parlons peu des historiennes de l’art, des critiques d’art, des politiques engagées dans la culture ayant fait progresser les discours. Il est tout un pan fondamental de l’histoire de l’art à rétablir : la théorie.

Entretien avec Ban-Yuan Chang : « Humanism in posthuman subject »

Au sein d’un entretien, l’artiste taïwanais Ban-Yuan Chang donne à voir une perception humaniste de la futurité. Son œuvre est le lieu de nouvelles reconsidérations culturelles sur l’appréhension des machines dans une ère post-humaine. Son désir est de réduire l’écart que nous pouvons poser aujourd’hui entre l’homme et la technique. Son rapport à notre monde changeant ne tombe en aucun cas dans les lieux communs science-fictionnels. Il nous montre comment il conçoit l’avenir en interrogeant et en imbriquant le passé colonial de son pays, les principes d’incarnation reliés au Taoïsme et au Bouddhisme, son imaginaire formée par la culture des années 1990 et son expérience paramédicale marquant l’année consacrée au service militaire.

Time-capsule – Transitoire : Le Kiosque

Time-capsule dans l’espace public, Transitoire ouvre à chaque levé de soleil, avant que l’employé.ée ou l’étudiant.e ne parte au travail, un nouvel espace de passage. Comme l’arrêt de bus, auprès duquel prend place le kiosque, cet entre-deux lieux s’ouvre aux passants-spectateurs afin d’extraire de notre vie quotidienne un espace, un temps intermédiaire.